Vous pensiez qu’au restaurant, il suffisait de suivre votre instinct et de pointer du doigt ce qui vous fait saliver sur la carte ? Détrompez-vous ! Certains plats, malgré leur air innocent et alléchant, sont en réalité les épouvantails incontestés des serveurs. Voici les 12 plats que même eux fuient… et leurs (très, très) bonnes raisons !
Le plat du jour : synonyme de restes (et pas du meilleur genre)
- Oubliez le romantisme du « fait maison ». D’après plusieurs serveurs, le fameux « plat du jour » cache souvent la mission recyclage de la cuisine : des restes d’ingrédients de la veille, parfois transformés à la va-vite, afin que le restaurant s’en débarrasse avant péremption.
- Astuce de pro : miser sur un plat à la carte, c’est la garantie d’une préparation plus fraîche puisque les ingrédients sont réapprovisionnés régulièrement.
Sushis, poissons et autres faux-amis…
- Un ancien employé de restaurant de sushis met en garde contre « l’escolier noir », un pseudo-thon clair à la texture beurrée… sauf que ce fameux gras est parfois remplacé par de la cire ! Résultat : maux d’estomac garantis, même si ce n’est pas mortel (reconnaissons-le, mourir pour du sushi, ce serait la honte).
- Évitez aussi le poisson chez certains fast-food : le Big Fish de Burger King, rarement commandé, croupit des heures (voire des jours !) au-dessus de la friteuse. Il marine bien davantage qu’il ne cuit, pour finir quasi momifié sous sa panure grasse.
- Le Filet-O-Fish de McDonald’s divise : certains employés dénoncent un poisson stocké pendant des mois au congélateur, d’autres assurent au contraire une meilleure conservation que d’autres produits… Mais personne ne crie à la fraîcheur du cabillaud sauvage !
Des « spécialités » à déguster… avec prudence
- Les Chicken Fries/Chicken McNuggets : la star du fast-food qui fait lever les sourcils des initiés. Entre la double friture (qui laisse à peine du poulet) et la conservation intensive (tranches frites à l’avance, stockées, puis refrites), aucune promesse de fraîcheur. Sans parler des nuggets servis au-delà de la limite de temps 9 fois sur 10 !
- Sandwichs ou plats peu commandés (comme le porc effiloché) : leur rareté est un signal d’alerte. S’il n’est utilisé que pour un plat, il peut rester des jours, voire des semaines, en cuisine avant que quelqu’un ne tente sa chance.
- Petits-déjeuners servis « toute la journée » : la tentation d’un pancake à 18h n’est pas jugée, mais sachez que si ce n’est pas en matinée, tout est réchauffé au micro-ondes. Gare à l’illusion du fait minute !
- Les Bloody Mary hors brunch : les bons ingrédients frais ne sont utilisés qu’aux heures de pointe. Après, c’est fonds de bouteille et mélanges fatigués. Même la pro du shaker Kitty Jay l’affirme !
Boissons et desserts : faux amis de la fraîcheur et de l’hygiène
- Le café et le thé servis dans les trains, avions ou fast-foods ? Gordon Ramsay lui-même les déconseille, à cause du stockage (et surtout du changement peu fréquent des conteneurs d’eau… beurk !).
- Milkshakes, glaces et machines à sodas : le nettoyage est pure légende, selon un réparateur de frigo et d’ex-employés. Les machines à milkshakes et à glaces sont des nids à bactéries, voire à listeria (d’ailleurs, les femmes enceintes sont mises en garde). Quant au distributeur de glaçons… des insectes font parfois la sieste dedans.
- La bière au verre : si le bar n’inspire pas la confiance côté hygiène, préférez toujours la bouteille pour éviter le cocktail de germes qui squattent les tireuses mal entretenues.
- Les boissons vegan dans les fast-foods : désolé pour les puristes, même le « Beyond Meat » finit sous le même grill que ses homologues carnivores. Cruelle réalité, la séparation n’est qu’un vœu pieu.
- Les œufs bénédictes et la sauce hollandaise : Anthony Bourdain l’avait prévenu, la sauce attend l’estomac du client à température ambiante toute la journée. Idéal pour une prolifération bactérienne… Ajoutez à cela des versions industrielles de sauces conservées « sans vérification de date de fraîcheur » et vous avez le combo danger du brunch.
- Salades commandées en accompagnement : derrière leur image healthy, la préparation peut laisser à désirer. Mains non gantées, salades tirées de sacs brunis après quelques heures… Rien de bien appétissant.
Conclusion : Le secret pour éviter la roulette russe alimentaire ? Méfiez-vous surtout des plats rarement commandés, des « plat du jour » trop alléchants et des machines à desserts. Et rappelez-vous, l’humour c’est comme la sauce hollandaise : mieux vaut le consommer frais !

Lucie a perfectionné son art culinaire à Marseille, où elle a intégré les saveurs méditerranéennes à sa pratique. Elle traduit aujourd’hui son savoir-faire en recettes claires et réalisables pour tous les niveaux. Son approche généreuse et ensoleillée rend la cuisine accessible et savoureuse au quotidien.





